Une croissance exponentielle des formations environnementales
Depuis 2008, le nombre d’étudiants en dernière année d’un cursus environnemental a augmenté de 78 %, atteignant 121 000 étudiants en 2021-2022. Cette progression s’accompagne d’une diversification des spécialisations proposées. Aujourd’hui, les formations en énergies renouvelables attirent 31 % des étudiants du secteur, suivies par celles dédiées à la protection de la nature (28 %), à l’énergie (25 %) et à la prévention des pollutions (16 %).
Cette dynamique s’explique par l’évolution des attentes sociétales et la multiplication des politiques publiques en faveur d’une économie plus durable. D’ici 2030, les compétences en économie circulaire et en gestion de la biodiversité devraient occuper une place centrale dans les programmes de formation, reflétant les besoins croissants du marché.
Un marché du travail en pleine mutation
En 2017, 35 000 jeunes diplômés en environnement ont intégré le marché du travail. Trois ans plus tard, en 2020, 75 % d’entre eux étaient en emploi. Cependant, seulement 7 % exerçaient un métier strictement lié à l’environnement. Près de la moitié (47 %) travaillaient dans des entreprises ayant un lien avec l’environnement, tandis que 49 % utilisaient des compétences écologiques dans leur activité quotidienne.
Cette tendance suggère une intégration progressive des compétences environnementales dans tous les secteurs économiques. À l’avenir, de nouveaux métiers hybrides devraient émerger, combinant expertise écologique et compétences numériques, logistiques ou industrielles.
Vers une meilleure adéquation entre formation et emploi
En 2021, 57 % des diplômés estiment que leur formation facilite l’accès à l’emploi, mais 33 % jugent les débouchés encore limités. Pour répondre aux exigences du marché, les formations doivent s’adapter en intégrant des modules en gestion de projet, économie circulaire et transition énergétique. Parallèlement, les entreprises devront renforcer la formation continue de leurs salariés pour accompagner la transformation des métiers.
Une transformation structurelle du marché du travail
La montée en puissance des formations environnementales reflète un changement profond du marché du travail. D’ici 2035, la majorité des métiers intégreront une dimension écologique, rendant indispensable une adaptation rapide de l’offre de formation. Pour réussir cette transition, un dialogue renforcé entre les entreprises et les établissements éducatifs sera crucial.
En somme, si les formations environnementales se développent à un rythme soutenu, leur adéquation avec les besoins du marché reste un enjeu majeur. L’avenir passera par une collaboration étroite entre les acteurs éducatifs et économiques, afin de garantir que les compétences acquises répondent aux défis de la transition écologique.